EXPOSITION DE L’ARMÉE MALIENNE .

Exposition photos : la montée en puissance de l’armée malienne mise en exergue
Les rideaux de l’exposition photos sur les Armées, au musée national du Mali, tombent le 31 mars 2023, après 15 jours d’activité.
À la veille de la fin de cette exposition, une délégation de la présidence de la République du Mali a visité les stands.

L’armée malienne a été à l’honneur au cours de cette exposition.
Il était 12 h passées de quelques minutes quand le bus transportant la délégation de la présidence, composée essentiellement du cabinet du président de la transition, a fait son entrée dans la cour du musée national, en commune III du District de Bamako.

Un établissement public à caractère scientifique et culturel, limité au Nord par le Parc national et à l’ouest par la colline de Koulouba. Depuis le 17 mars 2023, cet endroit abrite l’exposition photos sur les Armées. Une première du genre au Mali.

Renforcer le lien armée-nation
Conduite par le colonel Diawoye Sangaré, conseiller spécial du président de la transition sur les questions de défense, la délégation a été accompagnée, dans sa visite, par le directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), le colonel Souleymane Dembélé. Dès l’entrée de la salle d’exposition, le regard des visiteurs tombe sur un texte introductif, comme généralement dans toutes les expositions.

Ce texte, lu à voix haute et audible par le colonel Dembélé devant la dizaine de visiteurs venue de la présidence, fait ressortir le caractère historique de cet évènement. « Jamais dans l’histoire de notre pays, l’armée malienne n’avait autant bénéficié du Soutien inconditionnel du peuple, malgré cette période de dures épreuves pour nos forces, confrontées à la lutte implacable contre le terrorisme », peut-on lire dans ce texte introductif.

La même source précise également que « ce soutien populaire est la résultante du lien, combien solide, entre le peuple malien et son armée dont les fondements remontent aux toutes premières heures de l’indépendance au cours desquelles l’institution militaire a beaucoup œuvré au développement économique et social de la Nation ».

Aujourd’hui, il s’agit de préserver, d’encourager et même de vivifier ce lien entre l’Armée et le peuple par des actions civilo-militaires, poursuit le texte.

Cette lecture a été suivie par la visite des photographies, retraçant l’évolution de l’armée malienne, de sa création sous le président Modibo Kéïta jusqu’au président Assimi Goïta. Ces centaines de photos accrochées au mur font voir les différents présidents qui se sont succédé à la tête de la République du Mali, les hommes et femmes qui ont marqué l’outil de défense du Mali ainsi que les grands actes posés par cette armée en passant par les défilés militaires.

De la période coloniale à nos jours
Au cours de cette visite, le directeur de la Dirpa a affirmé que « la montée en puissance de l’armée malienne est indéniable aujourd’hui ». Selon lui, cela s’exprime de différentes manières.

Des acquisitions d’équipements au changement radical de posture opérationnelle en passant par les ressources humaines, l’armée a réussi un bond qualitatif par le renforcement, la diversification de ses moyens et l’adaptation de son cursus à l’environnement de manœuvre.

D’où la création d’une école de guerre au Mali avec son corollaire de réorientation de la pensée stratégique ainsi que de celle de la doctrine d’emploi des forces armées de défense et de sécurité.

Cette exposition photos a donc été organisée en vue de magnifier la montée en puissance de cette armée en retraçant son évolution de la période postcoloniale jusqu’à l’heure actuelle, tout en mettant l’accent sur la place des femmes.

Le colonel Dembélé reste convaincu que sans le peuple malien, l’armée malienne n’aurait nullement pu atteindre le niveau auquel elle est arrivée aujourd’hui. Selon ses précisions,
« l’Armée, ce n’est pas que la guerre dans la mesure où elle apporte de l’aide aux populations dans le besoin, le plus souvent en l’absence des services sociaux de base »

Cette exposition, première dans l’histoire de l’armée malienne, est une initiative de la Cellule de communication et des relations publiques de la présidence de la République du Mali, mise en œuvre par la Dirpa, en collaboration avec le musée national, le musée des armées et la Galerie Médina, qui ont mutualisé leurs efforts afin de donner à cet évènement toute sa grandeur.

Une initiative venue à point nommée
Après la visite des stands de cette exposition photos sur les armées, la délégation de la présidence s’est rendue au musée des armées, pour terminer sa découverte de l’histoire de l’armée malienne, de la période coloniale à nos jours.

De la résistance coloniale jusqu’à l’époque moderne, les visiteurs ont pu découvrir les différentes facettes de l’armée malienne. Ils ont également visité les anciens vestiges des équipements de l’armée coloniale, exposés dans la cour ainsi que dans la salle d’exposition du musée des armées.

Au terme de ces visites, le conseiller spécial du président de la transition sur les questions de défense, le colonel Diawoye Sanagré, a confié à la presse que « cette initiative qui est la toute première du genre est venue à point nommé si l’on sait que notre Armée connaît une véritable montée en puissance sur le terrain ». Il a profité de l’occasion « pour saluer la vision des plus hautes autorités de la Transition et le soutien du peuple malien qui ont permis à l’Armée d’être à hauteur de mission ».

M. Sangaré a exhorté « les hommes engagés dans les différentes opérations à plus d’abnégation pour mériter de la confiance du peuple ». Il a fini par remercier les initiateurs de l’exposition photos sur les armées, mais aussi tous les garants de la mémoire des forces armées de défense et de sécurité.

ADTM – UNTM

ADTM change de Nom et devient CODTM.
De l’association, Comité au niveau UNTM.
L’adhésion de l’association des transitaires et déclarants de Douane,
à la plus grande structure syndicale au Mali (UNTM).

Les membres de L’ADTM ont été accueillis par le secrétaire général adjoint de UNTM à la personne d’Aliou TOURE, êtes chez vous, car ici, nous vivons en grande famille au seins de UNTM . et a partir d’aujourd’hui vous faites partie de la grande famille de l’UNTM .

Le Président de l’association ADTM Aly KOUMA nous sommes avec nos aînés qui ne vont mélanger aucun effort pour nous forger aux différentes luttes syndicales .
Nous sommes ravis d’être parmi vous mes chère aîné.

Bon vent au nouveau venu

Mali : QUAND LE COL GOITA PROMETS

à Banankoro le chantier de l’hôpital militaire de normes internationales, continue comme prévu.
l’Armée Malienne n’avait pas d’hôpital militaire
Comme c’est une première au Mali, et sa vient des patriotes convaincu , il s’agit des autorités de transition, une première pour l’armée malienne



un bâtiment de (R+2).

– 279 lits d’hospitalisation et de réanimation

– 48 appartements

(logements d’astreinte : 24 F4 et 24 F3.

Les infrastructures à réaliser sont :

– Un service des entrés ;

– Un autre bâtiment (R+2 ) abritant les consultations externes ;

Services de kinésithérapie ; de dialyse ; d’odonto-stomatologie ; d’ophtalmologie ,d’ORL , d’urologie, de gastro-entérologie, de cardiologie, de pédiatrie, de Gynécologie, de Neurologie et Médecine générale

– encore un bâtiment d’hospitalisation R+2 de 180 lits

– un bloc d’hospitalisation VIP R+1 de 32 lits (chambre individuelle avec toilettes)

– Un bloc gynécologie – obstétrique (R+1) avec deux salles d’accouchement et 26 lits d’hospitalisation.

– Un bloc comprenant un service d’analyse médicales avec sept salles d’analyse et un service d’imagerie médicale comprenant une salle de scanner et une salle d’imagerie par Résonance Magnétique (IRM)

– Un bloc comprenant un service de réanimation de 12 lits

– un service d’urgence médicale et chirurgicale comprenant deux salles opérations.

– Un bloc opératoire comprenant six salles d’opération et un service de stérilisation général



– Une pharmacie
– Un bâtiment abritant l’administration R+1
– Une cantine pour le personnel
– Un service de maintenance et de buanderie
– Une Morgue
– Un bâtiment pour les accompagnants
Divers petits bâtiments, abri, Ambulance, Local brancardiers ,

UN BÂTIMENT POUR LA PROTECTION CIVILE

locaux techniques abri véhicules et motos incinérateur, etc…..
un château d’eau avec puits-forage.
vous verrez en images la maquette de ce nouvel hôpital militaire de Banankoro.



Bina Bozo Den

Sélingué, notre blogueurs Bourama KEITA Bina

Cet homme au grand cœur

Notre blogueur Bourama KEITA dit Bina est journaliste-reporter.
Diplômé en maintenance informatique. Il travaille dans le groupe kledu de 2001en 2018 se faufilant entre la radio et l’imprimerie (Radio Kledu et Imprim Color).
Cet homme au grand cœur est tout simplement un passionné des médias toujours à l’écoute des autres.
Actuellement il anime l’émission : « Le Mali, notre patrie » à la radio Patriote 88.1 FM tous les lundis de 21 h à 22 h 30. Une émission très suivie qui parle de patriotisme. En plus il co-anime aussi la revue de la presse en Bambara.
Web Master de trois sites et page d’information. En plus de #bbkinfo.home.blog , #Bbkinfo page Facebook , @Bbkinfo compte twitter, il se bat au quotidien pour réaliser son rêve d’enfance : un journaliste reporter de renommée internationale. À Selingué, il apporte une touche particulière à notre séjour.

#Jesuisblogueur
#DjamanaBeDjo
#Doniblog

Sélingué, Pauvre Madou.

De passage au port de pêcher, ce lundi 20 décembre 2021
Notre équipe de reportage a eu la chance de rencontrer un jeune garçon, âgé de 12 ans environ, mentalement malade. Ce beau garçon, est laissé à son sort, à cause de sa maladie. Le cas de ce jeune garçon Madou est très différent : Madou parle bien, il entend et voit bien.
Mais il est abandonné dans la rue. Il est obligé de mendier pour survivre. Vu son état, Madou peut intégrer un centre de prise en charge psychologique où apprendre à lire et écrire comme les autres garçons de son âge. En attendant, il passe son temps au bord du fleuve, au port de pêche de Sélingué.
A suivre ………..

Bira keita

Etat-Major Général des Armées : Echanges fructueux entre le CEM-GA et le Commandant de la Force Takuba

Le Commandant de la Force Takuba, le Général de Brigade aérienne Lambert, accompagné d’une forte délégation, a été reçu en audience, le mardi 10 août 2021, par le Chef d’Etat-Major Général des Armées, le Général de Brigade Oumar Diarra. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre les FAMa et la Force Takuba.
Les sujets abordés au cours de cette rencontre sont, entre autres, la présentation de la Force Takuba, qui est sous le commandement du Comfor de l’opération Barkhane, les échanges sur l’opérationnalité de l’Unité Légère Rapide d’Intervention (ULRI).
Ainsi, le Général Lambert dira que la Force Takuba et cette unité de l’ULRI mènent fréquemment une mission de conseils, d’assistance et d’accompagnement au combat dans le Liptako gourma.
En outre, il s’est dit très enchanté et passionné de conduire cette mission tout en affirmant qu’il espère contribuer à la sécurisation du Mali et à la lutte contre les groupes armés terroristes qui sèment la terreur dans les régions du Nord et du Centre du pays.

Mali

Des délices aux délires du pouvoir!

C’est bien par conviction qu’ils sont allés solliciter sa participation à la construction nationale en l’installant dans le premier fauteuil de la Transition. Quelle marque d’honneur et de considération pour un vieux retraité classé au rayon des oubliettes ! Mais qui aurait pu croire que le Président de la Transition allait de sitôt faire volte-face avec les ténors de l’ex-CNSP.

Comme à son habitude, l’homme est généreux dans le besoin, mais une fois son objectif atteint, il tombe dans la vanité et l’imprudence. Le légendaire Colonel Bah N’Daw, démissionnaire chronique avec fracas, serait-il en train de succomber sous les charmes du pouvoir au point de fouler au pied les équilibres précaires obtenus pour la mise en place des autorités de la Transition ? Quelles couleuvres le Colonel Assimi Goïta et ses compagnons n’ont-ils pas avalées pour le bien du Mali afin que la Transition se tienne suivant une logique de partage des rôles ?

En entrant en collusion avec le Premier ministre Moctar Ouane au détriment des acteurs clés du 18 août 2020, le Président de la Transition s’engage sur une pente glissante. Comme le dit si bien un adage, « c’est à force de s’amuser avec le feu que l’on finit par se brûler ». Bah N’Daw doit à tout prix éviter de mordre la main qui lui a donné à manger. En cela, il aura relevé le défi de la vertu et du courage qui lui ont toujours été attribués par les Maliens sous peine de se pervertir sous l’influence des laquais de Palais décidés à l’induire en erreur en surdimensionnant son ego.

L’heure de la raison a sonné pour Bah N’Daw qui doit plus que jamais s’atteler à la sauvegarde des consensus de gestion de la Transition plutôt que de se complaire dans de petits rôles de « pantin ». Après huit mois de gestion, Moctar Ouane a quel bilan pour qu’il soit autant chouchouté par le Président de la Transition dont les relations avec lui ont été pompeusement présentées par certains spécialistes de « scoop » comme étant au beau fixe ? Quel non-sens ! Si ce fameux « duo » doit prospérer au mépris des aspirations du peuple malien, il ne fait aucun doute que celui-ci, dans sa diversité et dans sa souveraineté, saura se dresser vaillamment aux côtés du Colonel Assimi Goïta et de ses compagnons pour parachever la Transition, celle de tous les espoirs pour un Mali nouveau, quitte à consentir de nouvelles concessions pour davantage dynamiser le processus enclenché. Le temps nous en dira plus.

Dans tous les cas de figure, la parole donnée doit garder toute sa sacralité, surtout pour un homme de 70 ans révolus dans les traditions maliennes.


Source : Saheltribune.com

CÉRÉMONIE DE REMISE DE VÉHICULES. LES FORCES DE SÉCURITÉ DOTÉES EN MATÉRIELS ROULANTS AFIN D’AMÉLIORER LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL

La cour du Groupement Mobile de Sécurité (GMS) a abrité, ce mardi 27 avril 2021, la cérémonie de remise de deux cents vingt (220) véhicules TOYOTA Pickup et deux (02) engins purificateurs d’eau aux Forces de Sécurité.

La cérémonie de remise était présidée par le Vice-Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, en présence du premier Ministre, Moctar OUANE, le Ministre de Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Modibo KONÉ, celui de la Défense et des Anciens combattants, de la Réconciliation Nationale, de l’Administration Territoriale, des Transports ainsi que les Directeurs Généraux de la Police, de la Gendarmerie, de la Protection Civile et Chef d’État-Major de la Garde Nationale.

Sur financement du budget national, ces véhicules renforceront les capacités opérationnelles des Forces de Sécurité. Le Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général Soulaïmane TRAORÉ s’est réjoui de cette remise et a profité de l’occasion pour exprimer sa gratitude aux plus hautes autorités du Mali pour cette dotation exceptionnelle, en matériel roulant, qui va améliorer les conditions de travail des hommes. Outre dit-il, ces véhicules permettront de rendre plus opérationnelles les patrouilles motorisées afin de lutter plus efficacement contre la délinquance et la criminalité.
Selon lui, le manque de moyen est un souci majeur cité parmi les premières préoccupations de nos hommes et « Aujourd’hui, ce geste important des autorités de la Transition, témoigne que nos demandes sont entendues et tout est mis en œuvre pour les satisfaire » a-t-il ajouté.
Aussi, le DG de la Police Nationale a transmis sa reconnaissance et ses vifs remerciements aux autorités compétentes du Mali et rassure que les hommes en feront un bon usage.

TCHAD : (Discours à la Nation du Président de la transition du Tchad).

Tchadiennes, Tchadiens ;

Mes chers Compatriotes

C’est avec une émotion encore vivace que je m’adresse à vous, quelques jours après la terrible tragédie qui a secoué notre pays, avec la mort brutale du Maréchal du Tchad, IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat.

Le Maréchal du Tchad IDRISS DEBY ITNO est mort d’une mort réservée aux grands destins, en nous laissant dans le désarroi, la détresse et une douleur indescriptible.

Le Président de la République a donné son dernier souffle et sa vie pour préserver le Tchad de la menace des groupes terroristes, des partisans de la guerre et des complotistes de tout bord.

Je voudrais, au nom de toute la Nation, rendre un vibrant hommage aux frères d’armes du Maréchal du Tchad qui ont combattu à ses côtés, certains sont morts au champ d’honneur, d’autres en garderont des cicatrices indélébiles. Le Tchad vous est éternellement reconnaissant.

L’objectif macabre des forces du mal et des adeptes de l’obscurantisme, est d’empêcher l’émergence du Tchad et de le déstabiliser en semant le chaos, la haine, la désolation et la mort.

Face à ce péril qui menace encore le Tchad, qui est à nos frontières et qui pourrait compromettre gravement l’avenir de la Nation, les Forces de Défense et de Sécurité ont pris leurs responsabilités devant l’histoire et le peuple. Les hauts dignitaires de nos forces de défense et de sécurité n’ont pas eu d’autre choix que d’emprunter la voie qui s’imposait à tous dans ce contexte exceptionnel d’un chaos généralisé annoncé et d’implosion du pays.

Confronté au renoncement du Président de l’Assemblée Nationale d’assumer sa responsabilité constitutionnelle et face à ce péril imminent, un Conseil Militaire de Transition a été mis en place pour faire face au péril ultime. La charte de transition qui fonde nos actions est une base pour la mise en œuvre de notre dispositif institutionnel.

Le Conseil Militaire de Transition obéit au souci cardinal de faire face à l’urgence absolue de devoir défendre notre Patrie contre l’agression qu’elle subissait, de préserver les acquis de paix et de la stabilité et de garantir l’unité et la cohésion nationale.

Il s’agit là, mes chers compatriotes, de l’essence même des principes fondamentaux d’existence de la Nation car la guerre n’est pas finie et la menace d’attaques par d’autres groupes armés venus de l’étranger demeure.

Mes chers compatriotes,

Le Conseil Militaire de Transition n’a pas d’autre objectif que d’assurer la continuité de l’État, la survie de la nation et l’empêcher de sombrer dans le néant, la violence et l’anarchie. Les membres du CMT sont des soldats qui n’ont d’autre ambition que celle de servir loyalement et avec honneur leur patrie. Toute autre attitude des membres du CMT sera une atteinte impardonnable à la mémoire du Maréchal et à l’engagement face au peuple.

Notre pays est au carrefour de son histoire. Ce moment crucial pour la Nation tchadienne engage le CMT à faire preuve de responsabilité et de pondération.

Conformément à l’esprit et aux dispositions de la Charte de Transition, le Conseil Militaire de Transition jouera pleinement son rôle de garant de l’indépendance nationale. Il aura pour vocation de définir les grandes orientations pour les questions de paix, de stabilité et de sécurité nationale.

Un Premier Ministre, chef du Gouvernement de transition vient d’être nommé. Sa mission est de former un nouveau gouvernement de réconciliation nationale, composée d’une équipe soudée, compétente et représentative du Tchad pluriel. La réconciliation nationale, la paix, l’unité, la solidarité seront en tête des actions prioritaires du Gouvernement.

Ces valeurs si chères à notre défunt Président seront éprouvées et sanctuarisées dans le cadre d’un dialogue national inclusif qui sera organisé pendant cette période de transition.

Je serai le garant de ce dialogue qui n’éludera aucun sujet d’intérêt national selon un calendrier précis que le Gouvernement sera appelé à dévoiler.

Dans les prochains jours et après les consultations en cours, un Conseil National de Transition, représentatif de toutes les provinces et de toutes les forces vives de la Nation sera également mis en place, de façon consensuelle et concertée, pour permettre l’accompagnement législatif de l’action gouvernementale et de donner au pays les bases d’une nouvelle Constitution.

L’objectif du processus est de nous permettre d’organiser des élections démocratiques, libres et transparentes dans les meilleurs délais. La démocratie et la liberté introduites au Tchad en 1990 sont et resteront des valeurs irréversibles.

Mes chers compatriotes,

En votre nom, je tiens à exprimer notre infinie gratitude aux dirigeants des pays amis et partenaires pour ce soutien résolu dans cette quête qui est la nôtre d’une transition apaisée, sereine et participative, que le peuple tchadien attend avec espoir.

Le Tchad a besoin de la communauté nationale et internationale pour réussir cette transition tant les défis sont immenses. Le Tchad a besoin d’un soutien massif de ces partenaires pour stabiliser une situation économique et financière durement impactée par le contexte sécuritaire, sanitaire, humanitaire et social.

Je voudrais également rassurer nos partenaires que le Tchad continuera de tenir son rang et à assumer ses responsabilités dans la lutte contre le terrorisme et respectera tous ses engagements internationaux.

Tchadiennes, Tchadiens ;

Mes chers Compatriotes,

Le Maréchal du Tchad IDRISS DEBY ITNO nous a légué un héritage sur lequel nous pouvons capitaliser pour cimenter l’unité du pays et accélérer son progrès économique.

Chacune et chacun d’entre nous doit simplement comprendre que tout acte, toute attitude et tout comportement contraire à l’unité nationale, au vivre-ensemble et à la paix est un grave préjudice causé à la Nation.

Nous voulons rassurer et réconforter tous nos compatriotes qui ont enduré, dans la dignité, la responsabilité et la sérénité, l’épreuve et la douleur de la disparition du Maréchal du Tchad et qui lui ont rendus un dernier hommage digne et à la hauteur de son rang et de sa mémoire.

Les oiseaux de mauvais augure et les faux prophètes qui ont prédit le chaos ont pu voir et comprendre dans cette ferveur et ce recueillement de la nation entière la grandeur du Tchad et la maturité du peuple tchadien.

Nous devons continuer à faire preuve de responsabilité, de sagesse et de lucidité face à toutes les épreuves et à tous les obstacles. Comme le Maréchal du Tchad IDRISS DEBY ITNO ne cessait de le répéter, il n’y a pas un Tchad de secours ou un Tchad de substitution. Le Tchad est un, unique, indivisible, irremplaçable et inaltérable.

Pour notre part, nous pouvons vous assurer que le Conseil Militaire de Transition se battra corps et âme pour préserver et consolider tous les acquis de paix et de sécurité qui sont les fondements de cette Nation. C’est chaque jour que nous veillerons, sans relâche, à la préservation de la paix, de la stabilité, de la cohésion nationale et de notre souveraineté.

La seule et unique raison d’être du CMT, c’est le Tchad, le Tchad éternel.

Mes chers compatriotes,

Nous en appelons, une fois de plus au sens de responsabilité de toutes les Tchadiennes et de tous les Tchadiens. Dans un sursaut patriotique, nous devons faire taire les rancœurs et les incompréhensions, transcender les intérêts égoïstes et surmonter les divisions pour se concentrer sur l’essentiel, l’intérêt supérieur du Tchad.

Aucun État ne peut prospérer dans un environnement marqué par le désordre, l’anarchie et le chaos. Aucun pays ne peut avancer sur le chemin du progrès si la haine est le pain quotidien de ses filles et de ses fils.

C’est par l’amour, la fraternité, l’entente, le pardon et la tolérance que nous pourrons refonder notre pays et demain, léguer à la postérité et à nos enfants une nation, vivante, développée et respectée.

Ce combat pour demain commence aujourd’hui. Et pour gagner ce pari, il faut absolument, impérativement et nécessairement une action collective et une contribution générale pour la paix, la paix des cœurs.

Nous en appelons à la participation et à la bonne volonté de tous les citoyens dans cette phase cruciale et historique de la vie de notre jeune Nation. Les femmes et les jeunes auront toute la place qui leur revient de droit.

Le Conseil Militaire de Transition en appelle à une union sacrée autour de notre unique patrimoine qui est le Tchad. Tous nos compatriotes, en exil, pour une raison ou une autre et qui sont loin de leurs terres, doivent rentrer au pays pour le bâtir ensemble. Leurs frères, leurs fils, leurs parents les attendent comme nous les bras ouvert dans l’esprit de paix et de réconciliation.

Nous devons être des citoyens pacifiques et trouver tous ensemble des solutions à nos dissensions pour surmonter nos défis communs.

Tchadiennes, Tchadiens

Mes chers compatriotes

Notre pays a, dans son histoire, connu tant de vicissitudes et d’épreuves. Dans les moments les plus critiques de son existence, le Tchad a toujours su trouver la force et la volonté pour ne pas flancher.

Aujourd’hui et demain, plus qu’hier, nous devons rester forts, calmes et sereins car notre futur est plein d’espoir. Nous n’avons aucune raison de douter de notre pays et de ses enfants.

Rien, absolument rien, si nous sommes unis et solidaires, ne pourra faire replonger le Tchad dans des moments de péril pour la Nation entière comme nous en avons vécu ces derniers jours.

Ayons simplement confiance en nous-mêmes et ayons foi en Dieu. Puisse Allah, le Tout-Puissant, combler de bénédictions notre pays et notre peuple.

Vive le Tchad éternel !

Je vous remercie.